Les principales maladies du Cochon d’Inde (Partie 3)

Comme nous l’avons vu dans les fiches précédentes, le cochon d’Inde est un petit animal relativement robuste, dont la longévité peut aller jusqu’à 7/8 ans, mais qui présente toutefois certaines fragilités. Il est donc important de savoir reconnaître les signes avant-coureurs de maladie, afin de l’emmener à temps chez le vétérinaire.

Quels sont les signes d’alerte à ne pas négliger ?

• Le cochon d’Inde ne mange plus / il maigrit rapidement

• Il ne se déplace plus, semble amorphe, léthargique

• Il bave

• Il a un ventre dur et gonflé

• Il a de la diarrhée

• Il respire rapidement et de manière saccadée

• Il se gratte beaucoup / il présente des croûtes, des plaques rouges, des plaies sur le corps

• Il penche la tête d’un côté

• Il couine, se plaint

Les pathologies fréquemment rencontrées chez le cochon d’Inde

Carence en vitamine C

Ainsi qu’il l’a été précisé dans la fiche de généralités sur le cobaye, celui-ci ne peut synthétiser sa propre vitamine C, ce qui est une particularité propre à l’espèce. Il est par conséquent exposé à une carence en vitamine C, qui se prévient par l’administration quotidienne de ladite vitamine, par voie orale, avec une seringue sans aiguille (20 mg/kg/j).

Anorexie, amaigrissement, apathie, diarrhée, raideurs articulaires, parfois lésions hémorragiques sont des signes possibles de carence en vitamine C.

Pathologies digestives

La diarrhée en est le signe le plus fréquent et le plus grave ; ce symptôme signifie que l’animal a de sérieux problèmes intestinaux. La diarrhée peut provoquer une déshydratation sévère et entraîner le décès si elle n’est pas traitée à temps.

Une diarrhée peut être provoquée par des modifications trop brutales du régime alimentaire, par une infection bactérienne (salmonellose), parasitaire (coccidiose à Eimeria caviae), par des toxines (entérotoxémie à clostridies, parfois consécutive à un dérèglement de la flore intestinale après une antibiothérapie inappropriée)…

Dans le cas de l’entérotoxémie, l’animal doit être conduit d’urgence chez le vétérinaire qui l’isolera, le réhydratera et le soignera. Mais le pronostic est réservé. Non traité dans les temps, l’animal peut succomber à une septicémie.

Pathologies dentaires

Comme quasiment tous les rongeurs, le cobaye peut souffrir de malocclusion dentaire, surtout si son alimentation est trop pauvre en fibres, ou suite à un choc. L’animal, ne pouvant plus s’alimenter correctement, maigrit rapidement, et il est nécessaire de le montrer au vétérinaire pour qu’il remédie au problème (limage des dents).

Pathologies respiratoires

Elles sont la plupart du temps provoquées par des virus ou des bactéries. Le coryza est assez répandu, et s’il n’est pas ou mal soigné, d’autres organes que les voies respiratoires supérieures peuvent être touchés (poumons, oreilles). C’est pourquoi il est nécessaire de consulter le vétérinaire en cas d’écoulement au niveau du nez, des yeux, ou en cas de toux. S’il vit en communauté, le cobaye souffrant de coryza devra être isolé de ses congénères, car les germes se transmettent facilement. Le traitement repose souvent sur des antibiotiques adaptés au cochon d’Inde (afin d’éviter les troubles digestifs)

Pathologies urinaires

Le cochon d’Inde est souvent sujet aux cystites (infection de la vessie), mais aussi aux calculs dans les voies urinaires (= lithiase) (plutôt chez les animaux plus âgés). Les signes possibles sont la présence de sang dans les urines, ou une douleur lors des mictions. Une prise en charge rapide par le vétérinaire est conseillée.

Chez les cobayes âgés de plus de 5 ans, une insuffisance rénale peut apparaître, fréquemment associée à des cystites ou lithiases urinaires à répétition. Malheureusement, il n’existe pas vraiment de traitement efficace pour lutter contre la dégénérescence du tissu rénal.

Pathologies de l’appareil reproducteur (voir fiche 2 sur la reproduction)

Chez la femelle qui allaite peut se développer une mammite consécutive aux mordillements des petits lorsqu’ils tètent. Il est nécessaire de traiter rapidement cette infection qui peut être mortelle, et de trouver une mère de substitution pour les bébés.

En fin de gestation ou juste après la mise-bas peut apparaître une toxémie de gestation, souvent de pronostic sombre.

Les femelles peuvent aussi présenter des kystes ou des tumeurs sur les ovaires.

Les tumeurs mammaires peuvent toucher autant les mâles que les femelles ; la tumeur peut être bénigne ou maligne ; dans ce dernier cas, le pronostic est réservé ; une intervention chirurgicale (retrait de la glande mammaire) est souvent préconisée

Pathologies dermatologiques

Chez le cochon d’Inde se développe fréquemment une maladie des coussinets, la pododermatite. C’est une infection de la peau qui évolue souvent vers une nécrose. Non traitée la pododermatite peut entraîner la mort par septicémie. Une consultation s’impose pour mettre en place un traitement médicamenteux assez long. Par ailleurs, il pourra être nécessaire de changer le substrat de la litière, et de renforcer l’hygiène de la cage.

Si le cochon d’Inde se gratte, cela peut être signe d’infestation par des parasites externes : puces, tiques, poux, gales. Le vétérinaire doit être consulté, si possible pour identification du parasite avant traitement. Attention ! il faut éviter l’automédication, car les antiparasitaires des chiens et chats ne sont en général pas adaptés au cochon d’inde.

Des allergies, ou une atteinte par des champignons, sont aussi possibles.

Tumeurs

Les lymphosarcomes sont assez courants chez le cochon d‘Inde ; fièvre, apathie, hypertrophie de la rate et du foie sont les premiers signes, mais malheureusement, la santé de l’animal décline rapidement, et la mort survient en environ 1 mois.

Le diabète sucré

Il se rencontre rarement chez les rongeurs, sauf chez le cochon d’Inde, et survient en cas de suralimentation, ou d’alimentation trop riche en sucres. La plupart du temps, l’animal boit beaucoup, urine plus, il maigrit et est plutôt amorphe. Le diagnostic se fera par examen sanguin. L’insuline ne fonctionne pas chez le cobaye ; en accord avec le vétérinaire, il faudra revoir l’alimentation, et éventuellement essayer la phytothérapie.

Conclusion

Prenez l’habitude de bien observer votre cochon d’Inde, et au moindre signe inhabituel (dans la prise de nourriture, le comportement, le transit digestif, etc…), ne tardez pas à l’emmener chez le vétérinaire, si possible spécialisé dans les NAC !

Rédigé par : Isabelle Mennecier – Docteur Vétérinaire

28/01/2019

Clinique de Soumoulou

~|elegant-themes~|elegant-themes-icon~|

4bis avenue Lasbordes, 64420 Soumoulou

~|elegant-themes~|elegant-themes-icon~|

05 59 04 60 31

~|elegant-themes~|elegant-themes-icon~|}

Lu-Ve : 9h-12h // 14h-19h
Sa : 9h-12h // 14h-17h

~|elegant-themes~|elegant-themes-icon~|U

Consultations sur rendez-vous

Clinique de Ger

~|elegant-themes~|elegant-themes-icon~|

1030 rue du Gleysia, 64530 Ger

~|elegant-themes~|elegant-themes-icon~|

05 62 31 55 34

~|elegant-themes~|elegant-themes-icon~|}

Lu-Ve : 9h-12h // 14h-19h
Sa : 9h-12h // 14h-17h

~|elegant-themes~|elegant-themes-icon~|U

Consultations sur rendez-vous